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LONDRES — Des chercheurs ont identifié une entreprise canadienne au centre du système de censure d’internet dans un petit royaume arabe du golfe Persique — une découverte qui contredit la position officielle du gouvernement en faveur de la liberté numérique.

Dans un rapport publié mercredi, des spécialistes du groupe de surveillance d’internet Citizen Lab affirment que Netsweeper, une entreprise de filtrage du web, contribue à bloquer des nouvelles et des sites de l’opposition à Bahreïn, une monarchie qui connaît une certaine instabilité depuis que les manifestations prodémocratie y ont été réprimées en 2011.

Le directeur de Citizen Lab, Ron Deibert, estime que cette découverte discrédite les propos des dirigeants qui condamnent la censure en ligne.

«Les décideurs canadiens ont clairement dit que (de telles pratiques) sont inacceptables, a rappelé M. Deibert en entrevue avant la publication du rapport. Mais il y a des entreprises canadiennes qui font exactement cela.»

Netsweeper, une entreprise de Guelph, en Ontario, n’a pas donné suite aux appels l’invitant à commenter les révélations du groupe de recherche.

Selon Citizen Lab, les sites censurés à Bahreïn comprennent des sites de l’opposition et de groupes de défense des droits de la personne, ainsi que d’autres qui tiennent des propos critiques envers l’islam. Des sites de jeux d’argent et de pornographie ont également été bannis.

Le groupe Citizen Lab est affilié à l’Université de Toronto.

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