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BEYROUTH — Une frappe aérienne dans le nord de la Syrie a tué cinq employés d’un organisme médical, mercredi, un jour après qu’un bombardement contre un convoi humanitaire eut poussé les Nations unies à suspendre la distribution d’aide dans le pays ravagé par la guerre.

Le personnel de l’Union des organisations de secours et de soins médicaux (UOSSM) venait tout juste d’arriver sur les lieux d’une attaque survenue à Khan Touman, une ville contrôlée par les insurgés, quand les avions sont revenus à la charge et ont de nouveau largué des bombes, a expliqué le Dr Oubaida Al Moufti, le vice-président de l’UOSSM.

Les forces gouvernementales syriennes ont été accusées de mener des doubles assauts au cours du conflit, qui dure maintenant depuis plus de cinq ans, faisant courir des risques aux ambulanciers et secouristes.

L’UOSSM avait d’abord annoncé que la frappe effectuée mardi soir avait touché un centre de triage se trouvant dans un secteur détenu par les rebelles à l’extérieur d’Alep.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, au moins 13 personnes ont péri dans l’attaque, dont 9 combattants du Front Fatah Al-Cham, autrefois connu sous le nom de Front Al-Nosra.

Trois infirmières et deux ambulanciers ont perdu la vie dans le bombardement, a indiqué l’UOSSM.

Il n’a pas été immédiatement possible de déterminer qui était derrière ces frappes aériennes. Des avions syriens, russes et de la coalition internationale dirigée par les États-Unis prennent régulièrement pour cible le Front Fatah Al-Cham, qui est exclu de la trêve décrétée il y a plus d’une semaine, tout comme Daech (le groupe armé État islamique).

Lundi soir, le bombardement contre un convoi du Croissant-Rouge arabe syrien, qui transportait de l’aide envoyée par l’ONU, avait suscité l’indignation de la communauté internationale.

L’incident a aggravé les tensions entre les deux architectes du cessez-le-feu en Syrie, les États-Unis et la Russie.

Washington a dit croire que des avions russes ou syriens avaient mené cette attaque, qui a coûté la vie à 20 civils, et que le Kremlin était de toute façon responsable parce qu’il avait le mandat, en vertu de la trêve, de prévenir les frappes aériennes contre les convois d’aide humanitaire. Les insurgés ne possèdent pas d’avions.

À New York mardi, les diplomates américains et russes avaient soutenu que le cessez-le-feu entré en vigueur il y a neuf jours tenait toujours en dépit des flambées de violence.

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