AP Le président nigérian Muhammadu Buhari et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

LAGOS, Nigéria — Le président nigérian Muhammadu Buhari demande l’aide des Nations unies pour négocier la libération des filles de Chibok, enlevées il y a plus de deux ans.

Une déclaration du gouvernement, publiée jeudi, évoque la possibilité de libérer en échange des prisonniers du groupe Boko Haram.

Le gouvernement Buhari a été âprement critiqué par les familles des adolescentes disparues et par des organismes de défense des droits humains pour avoir échoué dans ses tentatives de négocier la libération des filles de Chibok.

En avril 2014, 276 écolières étaient enlevées par le groupe extrémiste. Depuis, des dizaines de filles ont réussi à s’enfuir, mais 217 adolescentes demeurent détenues.

Cette demande du président nigérian s’inscrit dans la foulée d’une rencontre avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, mercredi, en marge de l’assemblée générale des Nations unies à New York.

Le gouvernement indique qu’il a de la difficulté à entrer en communication avec les leaders de Boko Haram, qui se livrent une guerre intestine pour le leadership du groupe extrémiste.

La semaine dernière, le ministre de l’Information Lai Mohammed a déclaré que le gouvernement avait été sur le point d’obtenir la libération des filles de Chibok à trois reprises, mais que les négociations avaient par la suite avortées.

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