NEW YORK — Le président iranien Hassan Rouhani a déclaré, jeudi lors de l’Assemblée générale des Nations unies, que la réponse offerte pour combattre le terrorisme aux lendemains des attentats du 11 septembre 2001 n’ont fait qu’accroître les extrémismes dans le monde.

M. Rouhani a également accusé son rival régional, l’Arabie saoudite, d’inonder le Moyen-Orient avec son «idéologie haineuse».

Dans un discours assez sombre, il a tout de même cité l’entente sur le nucléaire iranien comme un exemple de réussite de la diplomatie internationale.

Bien qu’il ait abordé des thèmes qui lui sont chers, les commentaires du président Rouhani étaient nettement plus acerbes que ceux contenus dans les discours de ses homologues.

Sans nommer directement les États-Unis, M. Rouhani a rejeté la responsabilité de la montée en puissance des extrémismes sur les stratégies des «grandes puissances».

Il affirme que celles-ci ont créé un monde moins sécuritaire en mettant en place «des méthodes de répression et d’intervention militaire en prétextant que cela créerait un environnement plus sécuritaire pour leurs citoyens».

Le président Rouhani a tout de même vanté le pacte entre l’Iran et six puissances mondiales sur le régime nucléaire iranien. Il a déclaré qu’il s’agissait «d’un indicateur du succès que l’on peut rencontrer à travers la modération, les interactions constructives et la promotion du dialogue».

Hassan Rouhani a gardé ses mots les plus durs pour son éternel rival, l’Arabie saoudite. Le royaume sunnite et l’Iran chiite sont opposés dans les conflits en Syrie et au Yémen.

Il a notamment demandé à Riyad de cesser ses politiques divisives et d’arrêter de propager de la haine.

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