MONTRÉAL — En Haïti, cinq jours après le passage de l’ouragan Matthew, l’absence d’accès à l’eau potable dans plusieurs régions fait craindre une résurgence du choléra.

Le risque de transmission de la maladie augmente considérablement dans les endroits où les besoins minima en eau propre et en assainissement ne sont pas assurés, comme c’est le cas actuellement dans plusieurs régions d’Haïti.

Une équipe de l’UNICEF s’est rendue aux Cayes, un des endroits les plus affectés par l’ouragan, avec des inondations massives.

Dans cette région, les familles ont des difficultés à trouver de l’eau potable et des latrines et l’UNICEF a commencé à distribuer du matériel pour l’approvisionnement en eau et son assainissement, comme des comprimés pour purifier l’eau.

Selon L’UNICEF, il faudrait au moins 5 millions $ pour répondre aux besoins les plus urgents des enfants, pour aider à prévenir la propagation des maladies liées à l’eau, comme le choléra.

En entrevue à La Presse canadienne dimanche, la journaliste indépendante Josiane Desjardins, qui se trouve à Port-au-Prince, a témoigné des craintes que partagent plusieurs Haïtiens.

«Depuis le séisme de 2010, c’est comme si on n’arrivait pas à contrôler totalement le choléra, et maintenant, étant donné la situation, étant donné les conditions sanitaires qui sont très difficiles dans les zones éloignées, on craint que le choléra prenne de l’ampleur», a-t-elle dit.

Selon l’ONU, près de 10 000 personnes sont mortes du choléra en Haïti depuis le séisme de 2010.

Le choléra est une infection intestinale aiguë causée par une bactérie qui se propage souvent par la consommation d’eau et d’aliments contaminés.

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