Getty Images Donald Trump

Après avoir publié le témoignage de deux femmes qui allèguent avoir été agressées sexuellement par Donald Trump, le New York Times a reçu une demande de retrait de l’article de la part des avocats du candidat à la présidence américaine. Le quotidien n’a toutefois pas obtempéré et a même publié sa lettre de réponse aux avocats de Trump.

Alors que le cabinet qui représente Donald Trump prétend qu’il s’agit de libel diffamatoire, les avocats du New York Times rétorquent que le milliardaire s’est déjà «vanté d’avoir touché des femmes sans leur consentement». «Rien dans notre article n’a eu le moindre effet sur la réputation que M. Trump, à travers ses propres mots et actions, a déjà créée pour lui-même», indique la lettre rédigé par l’avocat David McGraw.

Ce dernier poursuit en insistant sur l’importance nationale de l’enjeu qui émane des témoignages des deux femmes. «Un enjeu dont M. Trump a discuté, quand tout le pays regardait, durant le débat présidentiel de dimanche, dit-il. Cela aurait été ne pas rendre service à nos lecteurs et à la démocratie elle-même que de réduire au silence [les deux femmes].» Il ajoute que les journalistes ont travaillé pour vérifier les faits allégués et que la réponse du milliardaire était présente dans l’article.

M. McGraw conclut sa lettre sur un ton de défi. «Nous avons fait ce que la loi permet. Nous avons publié de l’information sur un sujet qui concerne le public. Si M. Trump est en désaccord, s’il croit que les citoyens américains n’ont pas le droit d’entendre ce que ces femmes ont a dire et croit que les lois de ce pays nous forcent nous, et ceux qui ose le critiquer, à se taire ou être punis, alors nous accueillons la possibilité de voir un cour le remettre à sa place.»

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus