WASHINGTON — Donald Trump a déclaré jeudi qu’il accepterait «totalement» l’issue de l’élection présidentielle… s’il l’emporte.

Il a lancé cette affirmation sur le ton de l’humour lors d’une apparition publique dans l’Ohio, sa première depuis le débat présidentiel de mercredi soir face à Hillary Clinton.

«J’aimerais promettre et m’engager, auprès de tous mes électeurs, de tous mes partisans et de tous les Américains en acceptant totalement les résultats de cette importante et historique élection présidentielle (…) si je gagne», a soutenu M. Trump.

Il avait, la veille, refusé de s’engager à respecter l’issue du scrutin présidentiel. «Je vous le dirai au moment venu. Je vais garder le suspense», avait-il dit.

Revenant sur le sujet jeudi, le controversé candidat républicain a dit qu’il avait refusé de s’engager pour protéger son droit d’entamer des poursuites en justice «dans l’éventualité de résultats douteux».

Il a ensuite ajouté qu’il accepterait «bien évidemment une issue claire», tout en prévenant qu’il doutait que ce soit le cas. Il a répété des statistiques trompeuses concernant la fraude électorale et accusé sa rivale, sans présenter de preuves, de chercher à truquer l’issue du scrutin.

Le candidat républicain a ensuite détourné son propos pour s’en prendre à Hillary Clinton. Il l’a accusée de «tricher», laissant entendre qu’elle devrait quitter la course.

Donald Trump a ainsi déploré le fait que Mme Clinton aurait été informée à l’avance de certaines questions sur lesquelles elle allait être interrogée, pendant les primaires.

Dans un courriel envoyé à l’équipe de campagne de Hillary Clinton en mars, Donna Brazile — aujourd’hui présidente par intérim du Comité national démocrate — a informé Mme Clinton qu’elle serait questionnée sur son point de vue quant à la peine de mort lors d’un débat de type assemblée populaire organisé par CNN.

Donna Brazile était une collaboratrice du réseau CNN au moment où elle a envoyé ce courriel rendu public récemment par WikiLeaks. «De temps à autre je reçois les questions à l’avance», peut-on lire.

Mme Brazile a toutefois nié avoir fourni de telles informations à Mme Clinton, laquelle a effectivement dû répondre à une question sur l’enjeu de la peine de mort.

«Elle (Hillary Clinton) a utilisé ces questions, les a étudiées, a fourni la parfaite réponse sans jamais dire qu’elle avait fait quelque chose de complètement mal et inapproprié», a fait valoir Donald Trump jeudi, réclamant par le fait même la démission de Mme Brazile.

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