DURHAM, N.C. — Ayant le vent dans les voiles, Hillary Clinton commence à se préoccuper moins de son adversaire Donald Trump que du sort futur du Congrès américain.

Mme Clinton veut aider les démocrates à reprendre le contrôle du Sénat tout en grugeant la majorité républicaine à la Chambre des représentants.

L’organisation de M. Trump a affirmé qu’il est encore prématuré de le compter pour battu, dimanche. Toutefois le chemin menant vers la victoire de Mme Clinton est moins étroit que celui de son adversaire. Même des États considérés sûrs comme l’Arizona peuvent basculer entre les mains des démocrates. Et l’avance de M. Trump au Texas a dégringolé dans les marges d’erreur, selon des sondages.

Les démocrates mènent une dure campagne dans des endroits qui ne leur ont pas procuré de victoire depuis plusieurs décennies.

Le séisme qui semble vouloir secouer la carte électorale américaine permet à Mme Clinton et à son organisation de passer du temps et de dépenser de l’argent pour aider d’autres démocrates dans certaines courses plus serrées. L’ancienne secrétaire d’État dit «qu’elle ne pense même plus répliquer» à M. Trump et souhaite passer le reste de sa campagne à faire comprendre aux électeurs «l’importance d’élire des démocrates».

Le prochain président devra diriger un pays très divisé. Si Mme Clinton l’emporte, la perspective d’atteindre ses objectifs sera réduite à moins que les démocrates ne réalisent des gains importants au Congrès.

«Nous allons devoir nous mettre à la difficile tâche, sans doute la plus difficile, de guérir notre pays», a déclaré Mme Clinton, qui a mené campagne en Caroline du Nord, dimanche.

Même l’organisation de M. Trump commence à reconnaître l’avance de Mme Clinton.

«Nous sommes à la traîne. Elle détient une quelconque avance, a déclaré la directrice de campagne de M. Trump, Kellyanne Conway. Nous n’abandonnons pas. Nous savons que nous pouvons toujours l’emporter.»

Malgré l’appui qu’apporte Mme Clinton à des candidats démocrates, son organisation continue d’affirmer qu’une de sa priorité est de tendre la main à l’électorat républicain. Un porte-parole de l’organisation démocrate, Brian Fallon, a dit que les républicains pourront collaborer sans hésitation aux politiques que prônera Mme Clinton au cours de ses 100 premiers jours au pouvoir.

«Nous ne menons pas cette campagne pour balayer le Parti républicain. Nous affrontons Donald Trump», a déclaré le colistier de Mme Clinton, Tim Kaine.

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