The Associated Press

CALAIS, France — L’évacuation de la «jungle» de Calais, dans le nord de la France, a débuté dans le calme lundi matin.

De longues files de migrants ont patienté par temps froid pour monter à bord des autocars qui allaient les emmener loin du camp improvisé qui était devenu leur demeure.

Les migrants seront transportés vers des centres d’accueil de toute la France. On estime qu’entre 6000 et 8000 personnes habitaient le camp, et que l’opération d’évacuation pourrait prendre une semaine.

Sous la supervision étroite de plus de 1200 policiers, les premiers de centaines d’autocars ont entrepris de transférer les migrants vers ces centres où ils pourront présenter une demande d’asile. Des hôtels et même des châteaux ont été réquisitionnés pour accueillir les migrants.

La majorité des migrants qui s’étaient installés dans la «jungle» souhaitaient traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni. Ils provenaient notamment d’Afghanistan, du Soudan, de l’Érythrée, de la Syrie et d’ailleurs.

Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré que l’opération se déroule pour le moment de manière «pacifique et contrôlée», comme prévu.

Une certaine confusion semblait toutefois entourer tout le processus et plusieurs migrants ne semblaient pas comprendre ce qu’on attendait d’eux. Un groupe de Soudanais a décidé, après avoir attendu plusieurs heures, de tout simplement retourner à son emplacement dans le camp. Les réfugiés ont dit, en riant, qu’ils feraient une nouvelle tentative mardi.

Le camp avait pris naissance il y a 18 mois et sa présence était tolérée, mais les réfugiés ne recevaient pratiquement aucune aide du gouvernement français. Des organisations caritatives et des centaines de bénévoles britanniques voyaient plutôt à leurs besoins de base.

Par ailleurs, les cinq membres d’équipage français d’un petit avion parti surveiller les côtes de la Libye à la recherche de navires de passeurs pour le compte de Paris ont perdu la vie lundi quand leur appareil s’est écrasé sur l’île de Malte. Une vidéo mise en ligne sur Facebook montre l’avion qui plonge vers la droite immédiatement après avoir décollé, avant de heurter le sol et d’exploser.

L’aéroport international de Malte est utilisé en raison de sa proximité des côtes libyennes. Le gouvernement a dit que l’opération française de surveillance a débuté il y a cinq mois.

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