CALAIS, France — Des ouvriers vêtus de tenues orange et de casques de protection ont entamé mardi le démantèlement du vaste camp de migrants de Calais, dans le nord de la France, tandis que des milliers de personnes restaient sur place en attendant d’être transférées ailleurs.

Les ouvriers n’ont eu besoin que de leurs mains gantées pour démanteler les abris fragiles de bois et de toile construits par les migrants. Les débris ont ensuite été emportés par des pelles rétrocaveuses et des camions.

La démolition s’est déroulée sous l’oeil vigilant de la police. Quelque 6300 personnes habitent toujours ce camp surnommé «la jungle», comparativement au sommet d’environ 10 000 atteint cet été.

Plus tôt pendant la journée, des policiers avaient été déployés pour maintenir l’ordre parmi les jeunes migrants, alors que se poursuivait pour une deuxième journée une évacuation qui devrait durer toute la semaine.

Des dizaines de migrants ont renversé des clôtures et sauté par dessus des barrières pour se rendre jusqu’au centre de traitement temporaire du camp, la première étape en vue d’une relocalisation ailleurs en France et de la présentation d’une éventuelle demande d’asile. La plupart des migrants se présentent comme des mineurs seuls dont la famille se trouve au Royaume-Uni.

Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a révélé que 1918 personnes ont été envoyées vers 80 emplacements à travers la France lors de la première journée, lundi. La préfecture de Calais a fait savoir que, en milieu de journée mardi, ce sont 656 migrants de plus qui avaient pris des autocars à Calais pour se rendre ailleurs en France.

Cinq cent trente-neuf mineurs étaient logés dans des conteneurs chauffés au camp en attendant d’être évacués.

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