Yashiel Panchia Yashiel Panchia / The Associated Press

JOHANNESBURG — Des émeutiers sud-africains ont mis le feu à une voiture de police et ont lancé des pierres sur d’autres véhicules, mardi, près d’une université de Johannesburg, lieu qui a souvent été le théâtre de manifestations parfois violentes d’étudiants réclamant la gratuité scolaire.

Les violences ont éclaté près de l’Université de Witwatersrand presque au même moment où des manifestants étudiants se rassemblaient près du campus pour se mettre en marche, ont rapporté plusieurs médias sud-africains.

Les responsables de l’attaque contre la voiture de police n’ont pas été identifiés. Des étudiants et d’autres manifestants ont été arrêtés récemment, en lien avec d’autres incidents similaires.

Le statisticien en chef de l’Afrique du Sud, Pali Lehohla, a par ailleurs souligné, mardi, le mauvais fonctionnement des universités du pays. Il a fait valoir que parmi le million d’étudiants universitaires que compte le pays, plusieurs centaines de milliers réussissent mal ou «traînent» dans le système.

Ces commentaires surviennent alors que de nombreuses manifestations pour la gratuité scolaire ont essaimé ces dernières semaines sur plusieurs campus universitaires d’Afrique du Sud.

Le système universitaire devrait compter, au plus, 600 000 étudiants, mais plusieurs jeunes Sud-Africains ne réussissent pas à obtenir leur diplôme dans les délais prévus, a poursuivi M. Lehohla.

Selon lui, ces universitaires en difficulté n’ont pas les ressources financières nécessaires pour bien étudier.

La gratuité scolaire — telle que réclamée par les manifestants — n’est pas une voie envisageable, a-t-il soutenu, suggérant plutôt qu’un impôt soit prélevé auprès des diplômés.

Le gouvernement sud-africain recommande une hausse d’un maximum de huit pour cent des frais universitaires pour l’an prochain. Il s’engage néanmoins à payer le montant de l’augmentation pour les étudiants à faibles revenus.

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