Carolyn Kaster Carolyn Kaster / The Associated Press

NEW YORK — Hillary Clinton semble se diriger vers une victoire décisive contre Donald Trump, stimulée par la forte participation des électeurs démocrates au scrutin par anticipation, par un avantage sur le plan opérationnel et par l’enthousiasme accru chez ses partisans.

Un nouveau sondage Associated Press-GfK publié mercredi révèle que la candidate démocrate jouit d’un élan important par rapport à son rival républicain à 12 jours de l’élection du 8 novembre. La démocrate semble avoir réussi à consolider sa base et à rallier certains républicains.

Sur le plan national, Mme Clinton devance M. Trump par 14 points de pourcentage chez les électeurs potentiels — à 51 pour cent contre 37. Il s’agit de l’écart le plus important enregistré dans les sondages nationaux, dont la majorité prédit une victoire substantielle de l’ex-secrétaire d’État contre l’homme d’affaires milliardaire.

Le sondage AP-GfK estime que Mme Clinton recueillera l’appui de 90 pour cent des électeurs potentiels démocrates, en plus d’obtenir le soutien de 15 pour cent des républicains modérés. En revanche, seulement 79 pour cent des républicains ont dit qu’ils allaient voter pour le candidat de leur parti.

Alors que le vote par anticipation a commencé dans 37 États, les chances de M. Trump de renverser la tendance s’évaporent rapidement et les électeurs potentiels semblent le savoir — 74 pour cent d’entre eux croient que Mme Clinton remportera l’élection, alors que seulement 63 pour cent prédisaient sa victoire en septembre.

William Goldstein, un répondant au sondage, a affirmé qu’il allait voter pour Hillary Clinton à la présidence, tout en appuyant des républicains au Congrès. L’homme de 71 ans, qui avait appuyé le républicain Mitt Romney en 2012, a dit qu’il ne pouvait tout simplement pas voter pour Donald Trump.

Des problèmes entraînés par l’importante loi sur les soins de santé du président Barack Obama semblaient offrir une chance à M. Trump, mais même les républicains reconnaissent que cet enjeu pourrait ne pas suffire pour réparer les pots cassés.

«Donald Trump a passé toute sa campagne à s’opposer à des groupes dont il avait besoin pour élargir sa coalition», a souligné Whit Ayres, un sondeur républicain qui a conseillé le sénateur Marco Rubio dans sa campagne présidentielle infructueuse.

Une avance quasi insurmontable

Même si l’appui de Mme Clinton s’affaiblissait dans les prochains jours ou qu’elle ne parvenait pas à encourager ses électeurs à sortir voter, il n’est pas certain que M. Trump saurait canaliser ses ressources pour profiter de cette tendance et remporter assez d’États pour se faufiler à la Maison-Blanche.

L’équipe de Mme Clinton a également surpassé celle de M. Trump pour motiver les électeurs à voter.

L’Associated Press a consulté les déclarations financières des deux partis, et la campagne démocrate, le Comité national démocrate et les partis démocrates dans 12 États ont au moins trois fois plus d’employés que la campagne de M. Trump et des organisations républicaines qui l’appuient.

Ces ressources accrues chez les démocrates semblent avoir porté fruit dans les États où le vote a commencé. En Caroline du Nord — un État clé pour remporter l’élection —, les démocrates ont été plus nombreux à se déplacer.

Mme Clinton semblait également bénéficier d’un avantage au Nevada et au Colorado. David Flaherty, un sondeur républicain du Colorado, a affirmé que les résultats préliminaires annonçaient une «vague démocrate».

M. Trump semblait toutefois en bonne position en Ohio, en Iowa et en Géorgie, un État républicain où Mme Clinton espère faire une percée. Mais même avec ces trois États, le candidat républicain ne récolterait pas les 270 votes du collège électoral nécessaires pour remporter l’élection.

Le sondage AP-GfK a été mené en ligne auprès de 1576 adultes, dont 1212 électeurs potentiels, du 20 au 24 octobre. L’échantillon a été tiré d’un panel de GfK, qui est conçu pour être représentatif de la population américaine. Selon le regroupement professionnel de l’industrie des sondages, l’Association de la recherche et de l’intelligence marketing, les sondages réalisés en ligne ne peuvent pas avoir de marge d’erreur puisque leur méthode d’échantillonnage est non probabiliste.

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