AP

BEYROUTH — Les frappes aériennes qui ont tué au moins 22 écoliers et six de leurs enseignants mercredi dans la province d’Idlib, dans le nord de la Syrie, constituent possiblement la pire attaque jamais perpétrée contre une école depuis le début de la guerre civile dans ce pays, a dénoncé jeudi l’agence onusienne des enfants.

Au moins deux organisations, dont l’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, affirment plutôt que 35 personnes ont été tuées quand un complexe résidentiel qui abritait deux écoles dans le village de Hass a été bombardé.

L’Unicef et les secouristes syriens préviennent que le bilan risque de s’alourdir.

Le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake, a qualifié ces frappes aériennes de «scandale». Ces attaques, si elles étaient délibérées, constituent un crime de guerre, a-t-il dit. Il s’est ensuite demandé quand le dégoût de la planète face à de telles atrocités sera accompagné de demandes pour qu’elles cessent.

La province d’Idlib est contrôlée par l’insurrection et plusieurs groupes militants y sont solidement implantés. Elle est régulièrement pilonnée par les avions russes et syriens, ainsi que par la coalition américaine qui cible Daech (le groupe armé État islamique).

Une dirigeante régionale de l’Unicef a dit que près de 600 enfants ont été tués en Syrie en 2015, y compris lors d’attaques contre des écoles. Une quarantaine d’écoles auraient été attaquées cette année et 60 l’an dernier.

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