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ROME — Les dirigeants du centre de l’Italie s’affairaient jeudi à trouver des abris pour les milliers de personnes chassées de chez elles par le tremblement de terre et la réplique encore plus puissante qui ont secoué la région mercredi.

La même région avait été frappée par un séisme meurtrier en août et les responsables veulent éviter que les résidants ne passent une deuxième nuit dans leurs voitures ou à la belle étoile.

Les deux secousses se sont produites à environ deux heures l’une de l’autre, ce qui signifie que la majorité des gens étaient hors de danger quand le deuxième tremblement de terre, le plus puissant, a détruit des structures qui avaient jusque là résisté.

On ne rapporte pas de dommages importants ou de victimes coincées dans les décombres. Un homme de 73 ans a toutefois été terrassé par une crise cardiaque possiblement causée par le séisme.

Les secousses ont frappé en toute fin de journée, alors que tombait une pluie diluvienne, ce qui a empêché les autorités d’organiser les secours et d’ouvrir des refuges d’urgence. Des répliques se sont poursuivies toute la nuit, dont deux ayant une magnitude supérieure à 4 avant l’aube, ce qui a affolé les résidants.

Le gouvernement a annoncé jeudi un financement d’urgence de 40 millions d’euros pour les opérations de reconstruction, mais les responsables de la sécurité civile ont dit que leur priorité va à reloger les sinistrés.

«Nous devons éviter que les gens dorment dans leurs voitures ou sous la tente, a dit le patron de l’agence italienne de protection civile, Fabrizio Curcio. L’objectif est d’emmener les gens vers des hôtels et d’ensuite trouver calmement des solutions temporaires.»

Les maires des villes éparpillées dans les montagnes qui englobent les régions de l’Ombrie et de la Marche préviennent que plusieurs autres résidences sont maintenant inhabitables, en plus de celles endommagées par le séisme du mois d’août. Des structures historiques qui avaient survécu à ce moment n’ont pas eu la même chance cette fois-ci.

Le maire d’Ussita a dit que sa ville a été «dévastée» et que 80 pour cent des maisons sont inhabitables. À Visso, le maire Giuliano Passaglini dit que les deux tiers des 1500 maisons de la ville ont été endommagées. Le maire de Camerino, Gianluca Pasqui, a annoncé que le clocher historique de sa ville s’est effondré, mais il a dit que les travaux de reconstruction effectués après le séisme de magnitude 6,1 qui a frappé en 1997 semblent avoir contribué à l’absence de blessures graves.

Le président de l’Ombrie, Catiuscia Marini, a déclaré au réseau de télévision RAI que les autorités s’empressent d’ouvrir des abris temporaires pour les sinistrés, puisque le temps froid empêche l’utilisation de tentes. «Il n’y a pas de blessés, mais les gens ont très peur, ils sont très nerveux, surtout les aînés», a-t-il dit.

La première secousse était de magnitude 5,4, mais la deuxième, de magnitude préliminaire 6,1, selon les autorités géologiques américaines, s’est avérée encore plus puissante. Ces deux secousses sont en réalité des répliques du tremblement de terre de magnitude 6,2 qui a frappé en août.

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