LOS ANGELES — La police de Los Angeles a arrêté un homme soupçonné d’avoir utilisé une masse pour détruire l’étoile du candidat républicain à la présidentielle Donald Trump, sur l’allée des célébrités à Hollywood.

Jamie Otis a été arrêté tôt jeudi et est soupçonné de vandalisme, selon l’agent Andrew Chambers. On ignore pour l’instant s’il a retenu les services d’un avocat.

Après l’attaque contre l’étoile survenue mercredi, avant l’aube, Jamie Otis avait déclaré au site Deadline Hollywood qu’il voulait, au départ, retirer l’objet et le mettre aux enchères afin de collecter des fonds pour les 11 femmes qui accusent le candidat républicain d’inconduite sexuelle. Donald Trump a nié toutes ces allégations.

M. Otis a précisé au «Los Angeles Times» qu’il en avait assez du langage agressif de M. Trump à l’égard des femmes et de son comportement à leur endroit, ajoutant avoir lui-même quatre femmes dans sa famille qui ont déjà subi des violences sexuelles.

La Chambre de commerce de Hollywood, qui décerne les étoiles et assure l’entretien de la populaire attraction touristique, a indiqué qu’il lui faudrait plusieurs jours pour réparer l’étoile de Donald Trump.

Jamie Otis saura plus tard, jeudi, quelles accusations seront déposées contre lui. Il voulait faire une déclaration aux journalistes sur Hollywood Boulevard avant de se livrer aux autorités, mais les policiers l’ont arrêté avant qu’il puisse le faire.

Il a déclaré au «Los Angeles Times» qu’il avait planifié son «geste non violent» pendant des semaines, et avait même passé certaines soirées à Hollywood pour faire du repérage et déterminer quel moment serait le plus propice pour le faire.

Donald Trump avait reçu son étoile en 2007 pour son travail à l’émission de téléréalité «The Apprentice».

L’étoile du milliardaire est située près du théâtre Dolby, où la cérémonie des Oscar se tient chaque année.

Pour se voir décerner une étoile, les vedettes doivent être sélectionnées et verser 30 000 $ à une oeuvre caritative.

L’étoile de M. Trump avait été ciblée au moins une autre fois cette année.

En juillet, un artiste avait installé sur l’étoile un mur miniature avec, par dessus, un fil barbelé et des pancartes où il était inscrit: «Défense d’entrer» («Keep out») — faisant référence à la promesse de M. Trump de construire un mur entre les États-Unis et le Mexique.

«Lorsque les gens sont fâchés contre l’un de nos lauréats, nous espérerions qu’ils manifestent leur colère de façon plus positive qu’en vandalisant un monument de l’État de la Californie», a écrit mercredi le président de la Chambre de commerce, Leon Gubler, dans un communiqué.

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