(AP Photo/Chuck Burton) Hillary Clinton et Michelle Obama

WINSTON-SALEM, N.C. — En tant que premières dames, elles n’auraient pas pu être plus différentes l’une de l’autre, mais en tant que démocrates, Hillary Clinton et Michelle Obama se sont alliées pour conquérir les électrices en vue du scrutin du 8 novembre.

Lors de leur première apparition conjointe dans cette course à la Maison-Blanche, Mmes Clinton et Obama ont mis l’accent sur leur respect mutuel, les valeurs qu’elles partagent ainsi que leur unique objectif — empêcher Donald Trump d’accéder au pouvoir.

À l’occasion d’un rassemblement en Caroline du Nord, jeudi, les deux femmes ont tenté de convaincre l’électorat que leur alliance, née d’un intérêt commun, est bel et bien amicale.

Alors que Mme Obama cherche à sécuriser le legs de son mari, la candidate à la présidence veut gagner la faveur des électrices américaines.

La première dame sortante est devenue l’arme plus ou moins secrète du camp démocrate, ses discours devenant des points forts de la campagne électorale.

Toutes deux des avocates formées dans de prestigieuses universités de l’Ivy League, elles ont pourtant adopté des approches opposées alors que leur mari occupait la Maison-Blanche. L’une a plongé tête première en politique, tandis que l’autre a dédaigné les enjeux controversés.

Mme Obama s’est effectivement tenue loin des questions épineuses, se concentrant plutôt sur la promotion d’un mode de vie sain, du soutien aux familles de militaires et de l’éducation pour les filles. Elle a instrumentalisé la culture populaire pour défendre ces causes en contournant l’élaboration de politiques. Son image s’articule autour du style, du glamour et de la mode.

Tout le contraire de sa prédécesseure démocrate, qui avait pris en charge la réforme de la santé et s’était exposée à de nombreux scandales.

Si Mme Clinton était contrariée par les stéréotypes associés à son rôle, Mme Obama s’est autoproclamée «maman en chef».

Les historiens soulignent qu’elles sont, après tout, le fruit de leur génération et que le rôle de première dame n’étant pas encadré par la Constitution, il reflète la personnalité de celle qui l’assume. Mme Clinton, par exemple, est une «baby-boomer» féministe qui s’est montrée enthousiaste à repousser les limites de ses fonctions.

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