Un jury de St. Louis a accordé jeudi 70 M$US à une Californienne de 62 ans qui alléguait que son cancer des ovaires avait été causé par l’utilisation de poudre de talc de la compagnie Johnson & Johnson.

Il s’agit du troisième procès que la multinationale perd cette année dans des causes impliquant la poudre de talc. Des jurys avaient déjà accordé 72 M$US à la famille d’une femme décédée du cancer de ovaires et 55 M$US à une survivante du cancer.

La poursuite de Mme Deborah Giannecchini accusait Johnson & Johnson d’avoir fait preuve de négligence dans la production et la promotion de la poudre pour bébés.

Carol Goodrich, porte-parole de Johnson & Johnson, a déclaré au St. Louis Post-Dispatch que «nous sympathisons avec les femmes et les familles affectées par le cancer des ovaires. Nous allons porter le verdict en appel puisque nous sommes guidés par la science, qui démontre que la poudre pour bébés est sécuritaire».

Johnson & Johnson fait face à près de 2000 poursuites aux États-Unis pour des accusations similaires.

Un recours collectif a été intenté au Canada en mai, invoquant un lien entre ces produits et le cancer des ovaires.

Les condamnations de la multinationale ne prouvent toutefois pas que la poudre de talc cause le cancer des ovaires. Plusieurs chercheurs affirment que d’autres études sont nécessaires avant de pouvoir établir des liens entre le produit et la maladie.

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