MAKILALA, Philippines — Un maire philippin soupçonné d’avoir trempé dans le trafic de drogue et neuf de ses hommes ont été abattus lors d’une fusillade avec la police, tôt vendredi matin.

Il s’agit de l’incident le plus meurtrier depuis que le nouveau président Rodrigo Duterte a lancé une guerre sans merci aux narcotrafiquants.

M. Duterte avait d’ailleurs personnellement accusé Samsudin Dimaukom, le maire du comté de Datu Saudi Ampatuan, d’être de mèche avec les malfaiteurs, lors d’un discours prononcé en août.

Dimaukom avait alors nié avoir quoi que ce soit à se reprocher et s’était livré à la police de son plein gré. Il avait aussi déclaré être en faveur de la campagne antidrogue de M. Duterte.

Mais à l’aube vendredi, Dimaukom et neuf hommes qui l’accompagnaient ont été tués quand ils ont ouvert le feu en direction des policiers qui avaient érigé un poste de contrôle dans la ville de Makilala, dans la province du Cotabto-Nord, selon un porte-parole de la police.

Les policiers ont trouvé un arsenal imposant, y compris un fusil d’assaut M-16, à bord des deux véhicules qu’occupaient les suspects. Ils ont aussi récupéré à l’intérieur 13 sachets qui contiennent possiblement de la drogue.

La police a révélé avoir été informée que le groupe de Dimaukom s’apprêtait à transporter une quantité importante de drogue de la ville de Davao, dont M. Duterte était maire avant d’accéder à la présidence, jusqu’à la ville de Datu Saudi Ampatuan.

Depuis le début de la campagne de M. Duterte, près de 32 000 suspects ont été arrêtés par la police et quelque 750 000 autres, principalement des narcomanes, se sont rendus par crainte d’être tués.

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