Jason DeCrow / The Associated Press Abdrabuh Mansour Hadi Mansour

SANAA, Yémen — Le président yéménite en exil, Abd-Rabbo Mansour Hadi, a rejeté samedi l’accord de paix proposé par les Nation unies, arguant que celui-ci «récompenserait» les rebelles.

La solution suggérée par les Nations unies (ONU) accorderait une place aux rebelles chiites au sein du gouvernement en échange de leur retrait des plus grandes villes du Yémen.

Les rebelles chiites se sont emparés de la capitale, Sanaa, en 2014, soulèvement politique qui a mené à la fuite du président Hadi.

Les pouvoirs de ce dernier seraient par ailleurs limités, si l’accord est entériné sous sa forme actuelle.

M. Hadi a fait cette remarque au cours d’une visite de l’envoyé spécial des Nations Unies au Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, dans la capitale de l’Arabie Saoudite, Riyad.

Les idées mises de l’avant par les Nations unies comportent «les semences de la guerre», a fait valoir M. Hadi par voie de communiqué.

«Ça récompense les leaders du coup d’État et punit en même temps les citoyens yéménites», a-t-il ajouté.

Le président en exil soutient qu’un accord de paix sera envisageable seulement une fois que le soulèvement politique sera renversé, citant à l’appui une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui stipule que les rebelles doivent, au préalable, rendre leurs armes et se retirer des grandes villes.

Le conflit au Yémen a fait plus de 10 000 morts et a blessé ainsi que forcé à l’exil près de 3 millions de personnes.

À Taïz, dans l’ouest du Yémen, 18 personnes de deux familles ont été tuées, samedi, par des frappes aériennes de la coaltion menée par l’Arabie Saoudite.

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