WASHINGTON — L’organisation d’Hillary Clinton a fustigé la police fédérale américaine (FBI), affirmant que les récents courriels qu’examine le corps policier ne sont pas liés à la candidate démocrate. Pendant ce temps, parcourant l’ouest des États-Unis, le républicain Donald Trump a tenté de tirer avantage de cette dernière controverse.

John Podesta, le directeur de campagne de Mme Clinton, a déclaré aux journalistes que la lettre du directeur du FBI James Comey au Congrès était «pleine d’insinuations», mais n’apportait «aucun fait concret». D’autres démocrates ont dénoncé que cette révélation pourrait déterminer de façon injuste le résultat de l’élection présidentielle du 8 novembre.

M. Podesta a insisté pour dire qu’il n’y avait «aucune preuve d’actes répréhensibles» et que rien ne prouve encore que ces courriels concernent Mme Clinton.

En réalité, M. Comey a dit, mais sans l’expliquer, que les nouveaux messages pourraient être «pertinents à l’enquête au sujet de l’ancienne secrétaire d’État.

Une source gouvernementale a dit à l’Associated Press que le ministère de la Justice avait conseillé au FBI de ne rien révéler au Congrès sur les nouveaux développements de l’enquête en raison des répercussions qu’ils peuvent avoir sur l’élection.

Cette nouvelle controverse pourrait miner l’élan de Mme Clinton qui dominait jusqu’à dans les intentions de vote des électeurs américains et ranimer les espoirs de Donald Trump, à une semaine du scrutin.

S’adressant à des partisans au Colorado, M. Trump a affirmé que le nouvel examen du FBI soulève «l’espoir que justice sera enfin rendue». Il a ajouté qu’il s’agissait du plus gros scandale politique depuis Watergate».

Le politicien populiste doit ensuite se diriger vers l’Arizona, un de ces États qu’il doit absolument enlever s’il veut devenir président des États-Unis.

Mme Clinton menait campagne en Floride.

Le FBI a informé le Congrès, vendredi, qu’elle se penche actuellement sur de nouveaux courriels de Hillary Clinton retrouvés dans le cadre de son enquête sur le scandale de textos de l’ancien représentant Anthony Weiner, qui était en couple avec Huma Abedin, l’une des plus proches conseillères de la candidate à la présidentielle américaine.

Mme Abedin, très présente pendant la campagne jusqu’à vendredi, n’a pas accompagné Mme Clinton en Floride.

La police fédérale avait annoncé en juillet qu’elle mettait fin à son enquête sur l’utilisation d’un serveur privé par Mme Clinton à l’époque où elle était secrétaire d’État. Or, les nouveaux courriels retrouvés récemment pourraient inciter le FBI à rouvrir son enquête criminelle sur la candidate démocrate.

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