BEYROUTH — L’ancien chef de l’armée libanaise a été élu lundi président du pays, mettant fin à une crise politique qui s’étirait depuis plus de deux ans.

L’homme de 81 ans, Michel Aoun, est un proche du mouvement Hezbollah.

M. Aoun a été élu par une majorité simple des parlementaires, au terme de plusieurs tours chaotiques pendant lesquels des bulletins supplémentaires apparaissaient mystérieusement dans les boîtes de scrutin. Quatre-vingt-trois des parlementaires présents ont voté en sa faveur.

On s’attendait toutefois à ce qu’il soit choisi par les deux tiers des parlementaires dès le premier tour, ce qui ne s’est pas produit.

M. Aoun a été généreusement applaudi quand son élection a été annoncée par le président du parlement, Nabih Berri.

L’élection de M. Aoun devrait profiter au Hezbollah et au régime du président syrien Bachar el-Assad, que le groupe chiite épaule.

M. Aoun jouit de bons appuis au Liban, surtout auprès des jeunes bien éduqués, mais il ne fait pas l’unanimité en raison du rôle qu’il a joué durant la guerre civile de 1975-1990. On espère toutefois que son élection relancera un gouvernement paralysé depuis très longtemps.

Le Liban était sans président depuis que Michel Suleiman a démissionné au terme de son mandat en mai 2014. Des querelles politiques empêchaient depuis l’élection de son successeur.

Un déblocage s’est produit la semaine dernière quand le premier ministre sunnite Saad Hariri, qui est appuyé par l’Arabie saoudite, a endossé la candidature de M. Aoun — après que celui-ci lui ait apparemment promis le poste de premier ministre.

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