The Associated Press

STOCKHOLM — La Suède a finalement confirmé la mort de Raoul Wallenberg, 71 ans après la disparition mystérieuse de celui qui a permis à au moins 20 000 Juifs hongrois d’échapper à l’Holocauste.

Le diplomate suédois est probablement mort dans une prison soviétique, mais les circonstances et le moment de son décès ne sont pas connus.

M. Wallenberg était officiellement considéré comme «disparu» en Suède, même si les autorités avaient depuis longtemps abandonné tout espoir de le retrouver vivant. Mais l’agence suédoise des impôts, qui enregistre les décès et les naissances au pays, a confirmé lundi que le décès de M. Wallenberg a été confirmé, comme le rapportait le quotidien Expressen.

Une représentante de l’agence a expliqué à l’Associated Press que la décision a été prise le 26 octobre, en réponse à une demande formulée par le fiduciaire de M. Wallenberg.

Pia Gustafsson a dit que la date du décès a été établie au 31 juillet 1952, puisque les règles stipulent qu’une personne disparue doit être considérée morte cinq ans après sa disparition.

M. Wallenberg n’a plus été revu après avoir été arrêté par l’armée soviétique en 1945. Les Soviétiques ont tout d’abord nié le détenir, avant de finalement annoncer en 1957 qu’il était décédé d’une crise cardiaque en prison le 17 juillet 1947.

Des informations permettent toutefois de croire qu’il était toujours vivant six jours plus tard. Plusieurs témoins ont aussi raconté l’avoir vu des décennies plus tard.

M. Wallenberg, qui était né en 1912, a donné des passeports suédois aux Juifs pour leur permettre d’échapper à l’Allemagne nazie.

Plusieurs pays ont érigé des monuments à sa mémoire, notamment en Israël où on lui a décerné le titre de «Juste parmi les nations», soit l’honneur le plus important qui puisse être accordé à un non-Juif qui a risqué sa vie pour sauver des Juifs pendant l’Holocauste.

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