Evan Vucci / The Associated Press Donald Trump

WASHINGTON — Le républicain Donald Trump a continué de surfer, lundi, sur l’annonce de la réouverture de l’enquête de la police fédérale (FBI) concernant le serveur privé utilisé par Hillary Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’État.

Donald Trump a attaqué sa rivale démocrate sur plusieurs fronts, alors qu’il faisait campagne au Michigan, un État qui échappe aux républicains depuis 1988.

Le candidat républicain à la présidentielle américaine a usé d’arguments similaires à ceux généralement employés par son adversaire pour les retourner contre cette dernière. Il a dit que Hillary Clinton était un «exemple terrible» pour son fils de 10 ans et pour tous les enfants du pays.

Mme Clinton a fait valoir à de nombreuses reprises que Donald Trump aurait un impact négatif sur les enfants. Elle a maintes fois cherché à faire cette démonstration en reprenant les propos de l’homme d’affaires new-yorkais et en citant en exemple des gestes qu’il a posés, notamment dans une publicité électorale.

Cette fois c’est M. Trump qui a opté pour cet angle d’attaque, après qu’il eut réitéré que Mme Clinton est «corrompue» et qu’elle devrait se retrouver en prison.

Elle a violé la loi «encore et encore», a-t-il soutenu, accusant l’ancienne secrétaire d’État d’avoir menti au FBI et d’avoir fait disparaître tout élément de preuve de son téléphone et de ses courriels.

Aucune accusation n’a été déposée contre Mme Clinton pour l’instant. L’été dernier, le FBI n’a pas recommandé qu’une telle procédure judiciaire soit faite après avoir examiné son utilisation d’un compte de messagerie privé alors qu’elle était secrétaire d’État, de 2009 à 2013.

Le FBI a toutefois annoncé qu’il relançait son enquête, vendredi, affirmant devoir se pencher sur de nouveaux courriels. Ces derniers ont été retrouvés sur l’ordinateur de l’ex-politicien Anthony Weiner, qui a déjà été marié à une proche collaboratrice de Mme Clinton, Huma Abedin.

«(Hillary Clinton) n’est pas une victime. Les citoyens américains sont les victimes», a dit M. Trump lundi.

Ce dernier a par ailleurs brandi une fois de plus le spectre d’une fraude électorale. Il a encouragé ses partisans à aller voter «par millions» pour lui afin que «ce qui se joue en arrière-scène» ne soit plus une préoccupation.

De son côté, Mme Clinton, qui était en Ohio, a réitéré le danger que représenterait le fait que son rival puisse avoir entre ses mains le contrôle d’armes nucléaires.

Elle a d’ailleurs été accueillie sur scène par un ancien agent de contrôle en lancements nucléaires, Bruce Blair, qui a dit qu’il ne ferait «aucunement confiance» au jugement de Donald Trump.

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