Gregorio Borgia Gregorio Borgia / The Associated Press

NORCIA, Italie — Le centre de l’Italie a été secoué mardi par des dizaines de répliques, dans la foulée du séisme de dimanche qui a fait des milliers de sans-abri et anéanti des villes centenaires.

Plusieurs secousses se produisaient chaque heure dans une région montagneuse située à environ 100 kilomètres au nord de Rome, selon l’institut géologique national.

Plus de 1100 secousses ont été mesurées depuis le séisme de dimanche. Ce tremblement de terre de magnitude 6,6 était le plus puissant à frapper l’Italie en près de 40 ans.

Une secousse relativement puissante de magnitude 4,8 s’est produite vers 8 h, heure locale. On ne rapporte pas de nouveaux dégâts, mais elle a été ressentie jusqu’à Rome.

Les responsables de la sécurité civile disent que quelque 15 000 personnes ont maintenant besoin d’un logis, en plus des 2000 personnes qui demeurent sans toit depuis le premier tremblement de terre, en août. Cette catastrophe avait fait 300 morts.

Ils estiment qu’environ 100 000 personnes ont été touchées d’une manière ou d’une autre par le tremblement de terre de vendredi.

Le premier ministre Matteo Renzi et sa femme ont visité mardi la ville de Preci, où ils ont rencontré des sinistrés. M. Renzi a promis que tout sera «reconstruit dans les meilleurs délais», selon l’agence ANSA.

Plusieurs sinistrés ont été déplacés vers les côtes, où les hôtels sont vides de touristes, et d’autres régions éloignées de la zone sismique. De plus en plus de résidants refusent toutefois de partir, en prétextant que leurs maisons sont l’endroit le plus sécuritaire pour eux, puisqu’elles ont résisté jusqu’à présent. D’autres ne veulent pas s’éloigner de leurs commerces ou de leurs fermes.

Les écoles de Rome ont fermé leurs portes lundi par mesure de précaution et la mairesse espère être en mesure de les rouvrir mercredi.

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