Pablo Martinez Monsivais Pablo Martinez Monsivais / The Associated Press

WASHINGTON — Le président Barack Obama s’est porté à la défense d’Hillary Clinton, mercredi, qualifiant d’«erreur de bonne foi» l’usage qu’elle a fait de son compte privé de messagerie, et estimant que les électeurs ne devraient pas se laisser influencer par les «insinuations» du FBI.

À six jours de l’élection présidentielle, M. Obama a joué au funambule, mercredi, en commentant pour la première fois la décision du directeur de la police fédérale (FBI), James Comey, de révéler l’existence de nouveaux courriels qui pourraient mener à la réouverture de l’enquête sur les pratiques de messagerie électronique de la candidate démocrate.

Dans une entrevue accordée mercredi au média en ligne NowThis, le président américain n’a pas voulu critiquer ouvertement le directeur du FBI, mais il a mis de l’avant des normes d’enquête qui contrastent nettement avec celles de M. Comey. M. Obama a ainsi laissé tomber que lors d’une enquête policière, on ne devrait pas lancer des insinuations, des informations partielles ou des fuites.

La Maison-Blanche a aussitôt insisté pour préciser que les commentaires de M. Obama n’étaient pas liés à la candidate démocrate — même si le président répondait alors à une question précise sur M. Comey et les courriels de Mme Clinton.

Dans l’entrevue, M. Obama insiste pour dire qu’il ne veut surtout pas donner l’impression qu’il se mêle d’un mécanisme indépendant du pouvoir exécutif. Par contre, il rappelle qu’une première enquête du FBI avait conclu que Mme Clinton ne devait pas être accusée d’un crime — preuve, selon le président, qu’il s’agit bien d’un feu de paille.

La gestion de cette affaire a toujours placé la Maison-Blanche sur le fil du rasoir. En vertu du principe d’indépendance du pouvoir judiciaire, le président américain ne peut risquer de donner ne serait-ce que l’impression qu’il tente de s’immiscer dans une enquête policière. Par contre, des adjoints à la Maison-Blanche et d’autres démocrates craignent que Mme Clinton soit injustement désavantagée par cette annonce du FBI, lancée à quelques jours du scrutin.

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