NAIROBI, Kenya — La police kényane a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui demandaient jeudi au président de démissionner s’il n’a pas l’intention de sévir contre la corruption.

La police est intervenue pour chasser les quelque 200 manifestants, afin d’empêcher toute collision avec un autre groupe qui appuyait le président Uhuru Kenyatta.

Un porte-parole de la police n’a pas pu expliquer pourquoi des gaz n’ont pas été utilisés contre l’autre groupe. On ne rapporte aucune arrestation.

Les manifestations découlent d’allégations selon lesquelles environ 50 millions $ US ont été détournés du ministère de la Santé. Le gouvernement assure qu’aucun argent n’a été perdu et affirme que les informations dévoilées la semaine dernière par un quotidien d’affaires découlent d’une vérification incomplète.

De tels scandales font pression sur M. Kenyatta, qui tente d’être réélu l’an prochain en promettant d’éradiquer la corruption. Le Kenya compte parmi les pays les plus corrompus du monde; il occupe le 139e rang des 168 pays examinés en 2015 par Transparency International.

Un leader des manifestants a expliqué que les Kényans en ont assez de la corruption qui mine la plus importante économie d’Afrique de l’Est.

Le Parlement kényan enquête actuellement sur le vol possible de 16 millions $ US par des hommes d’affaires qui étaient de mèche avec des responsables gouvernementaux.

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