RANGOON, Myanmar — En dépit de la transition vers la démocratie, les fermiers birmans de l’État de Karen sont chassés de leurs terres, puis arrêtés et emprisonnés s’ils tentent de faire respecter leurs droits, a dénoncé jeudi Human Rights Watch.

L’organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne affirme que les fermiers sont expulsés par l’armée et par des groupes armés. L’est de l’État de Karen, le long de la frontière avec la Thaïlande, est le théâtre d’affrontements entre l’armée et des rebelles depuis plus de 50 ans.

Des hommes d’affaires influents, des leaders militaires et des responsables gouvernementaux profitent de la situation et de lois inefficaces pour s’approprier les terres de fermiers qui les exploitent depuis longtemps, a décrié le directeur adjoint de HRW en Asie, Phil Robertson.

Environ 70 pour cent des habitants du Myanmar dépendent de l’agriculture pour leur survie.

Un groupe de défense des prisonniers politiques affirme que 40 fermiers se retrouvent actuellement devant la justice, tandis que trois ont déjà écopé de peines allant de trois à cinq ans de prison pour avoir contesté leur expropriation. Un responsable du groupe affirme que 98 «prisonniers politiques» et 104 militants sont actuellement en procès au pays.

Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, qui est au pouvoir depuis cinq mois, n’a pas réagi au rapport de HRW.

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