NEW YORK — L’accord de Paris sur les changements climatiques est devenu une loi internationale vendredi.

L’entrée en vigueur de l’accord témoigne de la détermination des pays du monde à lutter contre le réchauffement climatique, au moment où on s’inquiète que la Terre ne soit en train de se réchauffer plus rapidement que ne le prédisaient les scientifiques.

À ce jour, 96 pays générant un peu plus de deux tiers des émissions de gaz à effet de serre de la planète ont entériné cette entente, qui vise à limiter le réchauffement planétaire à deux degrés Celsius. D’autres pays devraient s’y joindre au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

Les scientifiques se sont réjouis de la rapidité avec laquelle l’accord, qui a été signé par 192 pays en décembre 2015, a été ratifié.

Ils estiment que cela met en lumière la nouvelle détermination de la communauté internationale à s’attaquer à un problème qui fait fondre la glace polaire, gonfle le niveau des océans et transforme en désert de vastes terres arables.

Scientifiques et responsables préviennent toutefois que l’entrée en vigueur de l’accord n’est que le premier pas le long d’un chemin difficile qui devrait mener à l’abandon progressif des combustibles fossiles qui comblent l’essentiel des besoins énergétiques de la planète, tout en étant responsables de la majorité des émissions polluantes.

«Les changements climatiques sont un marathon, pas un sprint, et l’accord donne le coup d’envoi au marathon des prochaines années», a expliqué David Sandalow, un ancien sous-secrétaire à l’Énergie de l’administration Obama.

Si l’accord de Paris est juridiquement contraignant, les réductions d’émissions acceptées par les signataires ne le sont pas. L’accord cherche plutôt à mettre en place un système transparent qui permettra au public de constater les progrès réalisés par chaque pays, dans l’espoir que cela les incite à adopter plus rapidement des énergies propres et renouvelables.

L’accord impose aussi aux gouvernements de mettre en place des plans d’action climatiques qui seront réévalués périodiquement et remplacés par des plans encore plus ambitieux.

Plusieurs de ces détails seront discutés lors d’une conférence onusienne sur le climat qui débute la semaine prochaine au Maroc.

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