MOSCOU — Les médias russes officiels de l’État se font peu discrets sur leurs préférences dans le cadre de l’élection présidentielle américaine.

Les reportages télévisés portant sur la campagne électorale qui prend fin dans trois jours tournent, pour la plupart, autour des propos de Donald Trump accusant Hillary Clinton d’être corrompue ou laissant entendre que le processus électoral soit truqué.

Si la candidate démocrate n’est pas portée au pouvoir, elle se retrouvera derrière les barreaux, a fait valoir le journaliste prorusse Dmitri Kiselyov dans son émission phare du dimanche diffusée à la chaîne de télévision officielle Vesti.

Hillary Clinton bénéficie de l’appui des services de renseignements, des entreprises «oligarchiques» et des médias américains, a soutenu M. Kiselyov.

D’autres reportages de chaînes de télévision contrôlées par le gouvernement russe ont fait part de leurs inquiétudes quant à l’état de santé de Mme Clinton, certains la liant même à des scandales sexuels.

Plusieurs ont par ailleurs laissé entendre que le Parti démocrate cédait à la panique en constatant les résultats des récents sondages.

«Mes collègues de ces stations soutiennent totalement Donald Trump et ne montrent que de mauvaises choses à propos de Hillary Clinton», a dit le rédacteur d’une station de radio libérale, Ekho Moskvy.

Le président russe, Vladimir Poutine, a nié à plusieurs reprises que son gouvernement aimerait voir Donald Trump accéder à la présidence des États-Unis. Plusieurs experts ont néanmoins relevé leurs points de vue similaires sur plusieurs enjeux majeurs en politique étrangère, notamment en ce qui a trait aux conflits syriens et ukrainiens.

Un responsable de l’Union européenne qui surveille les médias russes a soutenu que la presse officielle de ce pays pousse «de façon très, très agressive» pour la candidature de Donald Trump. Ce dernier s’exprimait sous le couvert de l’anonymat puisqu’il n’était pas autorisé à commenter cette question.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus