John Locher John Locher / The Associated Press

PEMBROKE PINES, Fla. — Les candidats dans la course à la Maison-Blanche mettent les bouchées doubles en ce dernier week-end avant que les Américains ne soient appelés aux urnes.

L’issue du scrutin du 8 novembre demeure incertaine tandis que Donald Trump et Hillary Clinton se trouvent presque au coude à coude dans les intentions de vote.

Les deux candidats à la présidence redoublent d’efforts dans les États dits clés, qui comptent de nombreux électeurs indécis.

Le président sortant, Barack Obama, sera à son tour en Floride, dimanche, en appui à Mme Clinton dont l’avance s’est amenuisée au cours des derniers jours.

L’ancien candidat à l’investiture démocrate, Bernie Sanders, a pour sa part incité ses partisans à appuyer son ancienne grande rivale. M. Sanders a encouragé ses sympathisants à convaincre leur entourage d’aller exercer leur droit de vote — une lourde responsabilité, a-t-il soutenu.

Samedi, dans un élan de défiance, Donald Trump a assuré qu’il remporterait l’État du Minnesota, qui n’a pourtant pas appuyé un aspirant-président républicain depuis plus de quatre décennies.

«Hillary Clinton a toutes ces célébrités et ces politiciens ratés qui font campagne pour elle», a-t-il clamé, lors d’un rassemblement en Caroline du Nord, l’un des quatre États qu’il a visités dans cette même journée.

M. Trump a par ailleurs été écarté d’urgence de la scène par les agents chargés de sa sécurité en plein milieu d’un discours de campagne, au Nevada, mais est revenu au micro quelques minutes plus tard.

On ignorait la nature du dérangement dans la foule. Mais plusieurs responsables de la sécurité ont escorté un homme à l’extérieur de la salle après l’incident.

À son retour au micro, M. Trump a remercié les agents. Il a aussi déclaré que «personne n’avait dit que ce serait facile pour (lui et ses partisans)» et que sa campagne ne serait «jamais freinée».

La candidate démocrate a également couvert beaucoup de terrain, samedi, montant notamment sur scène aux côtés de la chanteuse pop Katy Perry, en Pennsylvanie. La veille, elle avait été jointe par nulle autre que Beyoncé, de même que l’époux de la diva, Jay Z. Dimanche, l’étoile du basketball Lebron James doit à son tour prendre part à sa campagne.

Le sprint final d’ici le scrutin de mardi a fait ressortir le contraste entre les stratégies adoptées par chaque camp.

Appuyée par son prédécesseur ainsi que l’élite démocrate, l’ancienne secrétaire d’État a cherché à réunir sous sa bannière les électeurs de Barack Obama, soit une coalition de minorités et de jeunes adultes. L’impopularité de Trump auprès des femmes ne lui a pas compliqué la tâche.

Le magnat de l’immobilier a pour sa part courtisé les électeurs blancs de la classe moyenne. Tirant profit de sa célébrité, l’ex-vedette de téléréalité a cependant repoussé de nombreux sympathisants républicains au fil des controverses. Il y a à peine un mois, un enregistrement a fait surface dans lequel on peut l’entendre se vanter d’embrasser des femmes contre leur gré et d’empoigner leurs organes génitaux.

Malgré tout le tort que ce scandale a causé au républicain, Hillary Clinton a vu son avance fondre après que le FBI eut confirmé son intention de se pencher à nouveau sur l’épineuse affaire de ses courriels. Cette révélation devrait lui être particulièrement dommageable dans des États comme le Michigan, la Pennsylvanie et le New Hampshire qui ne permettent pas le vote par anticipation.

Plus de 41 millions d’Américains issus de 43 États ont déjà exercé leur droit de vote, indique une analyse de l’Associated Press.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus