BEYROUTH — La coalition menée par des Kurdes de Syrie et soutenue par les États-Unis a annoncé dimanche ses plans pour reprendre la capitale de facto du groupe armé État islamique (Daech), Raqqa, exhortant la Turquie à ne pas interférer dans cette opération d’envergure.

Les responsables des troupes kurdes ont par ailleurs pressé les civils à éviter les « rassemblements de l’ennemi » à Raqqa.

L’opération militaire pour libérer Raqqa — baptisée «Colère de l’Euphrate»— a officielle commencé, a soutenu une responsable de la coalition, Cihan Ehmed, lisant un communiqué. Une conférence de presse a réuni plusieurs commandants et représentants des forces menées par les kurdes, dimanche, à Ein Issa, localité située au nord de Raqqa.

Cette annonce survient alors que les forces irakiennes tentent de déloger Daech de leur dernier bastion dans une ville d’Irak, Mossoul, conquise par le groupe terroriste en 2014. L’opération, qui se concentre pour l’instant aux extrémités orientales de la ville, a débuté le 17 octobre.

Les opérations respectives pour reprendre Mossoul et Raqqa ne sont toutefois pas coordonnées, a soutenu un responsable kurde, dimanche, mais témoignent simplement de circonstances favorables.

Plus de 30 000 soldats seront mobilisés dans la bataille de Raqqa, a indiqué Mme Ehmed. Un poste de commandement conjoint a été mis en place pour coordonner les maintes factions qui seront dépêchées sur plusieurs fronts.

Si les États-Unis considèrent les Kurdes de Syrie comme la force la plus efficace contre Daech, la Turquie s’oppose à leur implication, puisqu’elle juge que ceux-ci sont liés à un groupe turco-kurde interdit sur son territoire.

La ministre turc de la Défense avait fait valoir, la semaine dernière, que des troupes soutenues par la Turquie pourraient remplacer les Kurdes de Syrie.

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