Felipe Dana Felipe Dana / The Associated Press

BASHIQA, Irak — Des combattants kurdes irakiens ont été impliqués lundi dans des échanges de tirs nourris avec les militants de Daech (le groupe armé État islamique), alors qu’ils s’approchent d’une ville à l’est de Mossoul.

L’armée irakienne a quant à elle annoncé avoir découvert au sud de Mossoul une fosse commune qui contient une centaine de cadavres décapités.

L’attaque pour reprendre la ville de Bashiqa s’inscrit dans le cadre de l’offensive plus large, lancée le 17 octobre, pour capturer Mossoul, le dernier fief urbain important des djihadistes en Irak.

Les combats ont éclaté à l’aube quand les forces kurdes, les peshmergas, ont bombardé la ville avec des pièces d’artillerie, des roquettes et des mortiers, ce qui a permis à leurs blindés d’avancer. Des frappes aériennes ont également eu lieu. La ville avait aussi été bombardée dimanche, en prévision de cette offensive.

Des explosions ont retenti toute la journée, pendant que de la fumée s’élevait au-dessus de la ville.

Bashiqa serait essentiellement déserte et ne serait plus défendue que par quelques dizaines de militants de Daech. La ville se trouve à environ 20 kilomètres du coeur de Mossoul.

Les peshmergas encerclent la ville depuis plusieurs semaines, mais l’attaque de lundi serait la tentative la plus sérieuse à ce jour pour en évincer les djihadistes.

Au sud de Mossoul, les forces irakiennes sont entrées dans le village de Hamam al-Alil, à 20 kilomètres de leur objectif. Elles ont fait flotter le drapeau irakien sur le village, mais des poches de résistance persistent.

C’est à proximité de l’école agricole du village que la fosse commune a été découverte. La plupart des victimes ne sont plus que des squelettes et des experts légistes arrivent de Bagdad pour faire enquête. On ne sait pas s’il s’agissait de civils ou de militaires.

Pendant ce temps, l’agence onusienne de la santé a dit avoir déployé 82 «équipes d’intervention rapide» pour gérer les épidémies, l’exposition aux produits chimiques et d’autres problèmes de santé parmi les réfugiés qui fuient Mossoul. L’Organisation mondiale de la Santé a prévenu que les camps de réfugiés pourraient éprouver des problèmes sanitaires et d’approvisionnement en eau potable.

L’OMS s’inquiète de l’éclosion de maladies comme le choléra et de la présence, parmi les réfugiés, d’enfants qui n’ont pas été vaccinés sous le régime djihadiste.

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