MANAGUA, Nicaragua — Le président Daniel Ortega a obtenu dimanche un troisième mandat consécutif à la tête du Nicaragua.

La commission électorale nicaraguayenne a annoncé que M. Ortega obtenait 72 pour cent des votes après le dépouillement d’environ les deux tiers des boîtes de scrutin, contre 14 pour cent pour son rival le plus proche. L’opposition a rapidement crié à la supercherie.

M. Ortega briguait la présidence et sa femme la vice-présidence. La course les opposait à cinq candidats moins connus, après que l’intervention de tribunaux ait affaibli l’opposition.

On ne dispose pour l’instant d’aucun résultat pour les 92 sièges de l’assemblée nationale qui étaient également en jeu dimanche.

Le taux de participation a été épinglé à environ 65 pour cent, mais l’opposition prétend plutôt que 70 pour cent des Nicaraguayens ne sont pas allés voter.

M. Ortega et son Front sandiniste de libération nationale profitent de la croissance économique du pays et d’une violence relativement faible, comparativement à des voisins comme le Honduras et le Salvador. Plusieurs Nicaraguayens applaudissent aussi les programmes sociaux mis en place par la femme du président, Rosario Murillo.

Les détracteurs de M. Ortega l’accusent plutôt d’avoir manipulé le système pour se garantir cinq ans de plus au pouvoir. Ils lui reprochent ainsi d’avoir mis à sa main toutes les branches du gouvernement, d’avoir permis un nombre illimité de mandats à la présidence et d’avoir torpillé la seule opposition capable de lui tenir tête, de manière à créer une dynastie politique avec sa femme.

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