Jon Bilous/shutterstock.com

Les éléments clés vers la victoire

La candidate démocrate Hillary Clinton part avec une longueur d’avance, non seulement parce qu’elle est en tête dans la plupart des sondages, mais aussi parce que le chemin parcouru durant sa campagne a été moins périlleux que pour son rival, Donald Trump. Si elle l’emporte dans l’État de la Floride ou en Pennsylvanie, Hillary Clinton sera pratiquement impossible à arrêter dans sa récolte.

Donald Trump aura pour sa part besoin de mettre la main sur l’Ohio, la Caroline du Nord et l’Arizona, en plus du Michigan ou de la Pennsylvanie. Aucun de ces États n’a voté républicain en plusieurs décennies.

Le Congrès

Les républicains garderont certainement un contrôle sur le Congrès, reste à savoir dans quelle mesure. On s’attend à ce qu’ils conservent leur majorité à la Chambre des représentants, avec l’ensemble des 435 sièges en jeu. Le parti pourrait toutefois se voir ravir la majorité au Sénat, où les démocrates ont de bonnes chances de s’emparer des quatre ou cinq sièges nécessaires à cet effet.

La façon dont les sénateurs sont élus est déterminante: les courses se déroulent à l’échelle de chaque État et les sénateurs victorieux sont en poste pour des mandats de six ans. Ainsi, les États où de telles élections ont lieu cette année ont choisi leur sénateur sortant en 2010, soit une année où une vague républicaine déferlait et où le taux de participation des électeurs démocrates avait été faible.

Aujourd’hui, le parti de Mme Clinton est plutôt à l’offensive. Il est en voie de rassembler une majorité en s’emparant de cinq sièges d’un de ces États: l’Illinois, le New Hampshire, la Pennsylvanie, le Missouri, l’Indiana, la Caroline du Nord, l’Ohio, la Floride et le Wisconsin.

Ce qu’une faible majorité au Sénat signifierait pour le prochain président

La possibilité de nommer des membres du cabinet, des ambassadeurs, des responsables de l’administration et des juges à la plupart des tribunaux.

Une majorité au Sénat assurerait par ailleurs au parti un meilleur contrôle sur les comités, qui sont ceux qui soumettent au vote général toute législation ou nomination de juge à la Cour suprême.

Cela ne signifie toutefois pas que les projets de loi pourraient être plus facilement approuvés. L’appui de 60 pour cent des sénateurs est nécessaire pour éviter un blocage et il est pratiquement inconcevable que l’un ou l’autre des partis rassemble une forte majorité. Les projets de loi vus par le Sénat doivent par ailleurs passer par la Chambre des représentants. Les votes sur les juges à la Cour suprême requièrent aussi 60 pour cent des voix.

Si Hillary Clinton gagne

C’est le scénario le plus attendu. Les marchés ne devraient donc pas grandement réagir et aucun changement majeur n’est anticipé dans les relations entre le Canada et les États-Unis. Hillary Clinton, présidente, serait par ailleurs sans doute en confrontation avec le Congrès, alors que le Parti républicain, divisé, se montre combatif à son égard.

Si Donald Trump gagne

Les effets sont imprévisibles. On sait néanmoins que les marchés, au courant de la campagne présidentielle, ont suivi une courbe inverse aux fluctuations des intentions de vote pour le candidat républicain. Quoi qu’il en soit, Donald Trump, élu, pourrait avoir un succès majeur au niveau législatif. Certaines des politiques qu’il propose pourraient obtenir des appuis d’un côté comme de l’autre, notamment son plan relatif aux congés de maternité payés ou les investissements en infrastructures qu’il prévoit faire.

D’autres idées défendues par Donald Trump se traduiraient toutefois par des situations chaotiques en politiques internationales et intérieures. C’est le cas, entre autres, de son projet de construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique et de celui de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus