BAGDAD — Des experts légistes irakiens ont entrepris mardi d’examiner une fosse commune découverte la veille par les forces irakiennes près de la ville de Mossoul.

Les victimes ont vraisemblablement été exécutées par Daech (le groupe armé État islamique).

Des images obtenues par l’Associated Press montrent des ossements, des corps décomposés, des vêtements en lambeaux et des sacs de plastique. La fosse a été déterrée par un bouteur quand les forces irakiennes qui venaient de s’emparer du village de Hamam al-Alil ont noté une odeur particulière.

La fosse avait été creusée près d’une école agricole et contiendrait une centaine de corps, dont plusieurs ont été décapités. Hamam al-Alil se trouve à environ 30 kilomètres de Mossoul.

L’identité des victimes n’est pas connue, mais un soldat a retiré une peluche d’enfant du sol.

À Genève, l’agence onusienne des droits de la personne a annoncé qu’elle tente de déterminer si cette fosse commune est associée au massacre allégué de policiers dans ce secteur. Une porte-parole a expliqué que l’agence avait été informée du massacre d’une cinquantaine de policiers dans un immeuble près de Mossoul, soit l’école agricole où la fosse a été retrouvée.

Daech aurait également kidnappé près de 300 anciens membres des forces de sécurité dans la région la semaine dernière, ainsi qu’une trentaine de leaders tribaux. Daech aurait enfin contraint quelque 1500 familles originaires de Hamam al-Alil à se déplacer vers l’aéroport de Mossoul.

Daech a commis plusieurs massacres depuis qu’il s’est emparé de vastes territoires en Irak et en Syrie en 2014.

Les combats se poursuivent autour de Mossoul. Au nord-est de la ville, les forces kurdes ne sont plus qu’à une dizaine de kilomètres de la ville de Bashiqa.

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