LE CAIRE — La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a salué mardi les mesures d’austérité instaurées par le gouvernement égyptien et a appelé le conseil exécutif de son organisation à autoriser le versement d’une enveloppe de prêts de 12 milliards de dollars US pour aider le pays arabe le plus populeux à remettre son économie sur les rails.

Les déboires économiques de l’Égypte se sont empirés ces dernières semaines alors que ses tensions avec l’Arabie Saoudite se sont intensifiées.

Cette dernière a mis fin, le mois passé, à ses envois de combustibles à l’Égypte, dans la foulée d’un désaccord autour d’une résolution sur le conflit syrien.

L’Arabie Saoudite avait pourtant grandement soutenu l’Égypte en 2013, alors que le pays était secoué par le coup d’État ayant forcé le président élu Mohammed Morsi à quitter le pouvoir.

Christine Lagarde a salué, mardi, la décision prise par le gouvernement égyptien, la semaine dernière, de laisser flotter sa monnaie et de sabrer dans ses subventions aux combustibles fossiles.

Ces mesures ont entraîné une hausse des prix des produits de première nécessité, mais consolideront les réserves de capitaux du pays, a fait valoir la directrice générale du FMI. Celles-ci attireront par ailleurs des investissements étrangers, estime-t-elle, et réduiront le déficit budgétaire de l’Égypte.

Mme Lagarde a par ailleurs invité le conseil exécutif du FMI à approuver, au courant de sa réunion de vendredi prochain, la demande de prêts de l’Égypte totalisant 12 milliards $US.

Les relations entre l’Arabie Saoudite et l’Égypte se sont envenimées le mois dernier, lorsque l’Arabie Saoudite a voté contre une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies — soutenue par la Russie — sur le conflit en Syrie.

L’Égypte est par ailleurs revenue sur sa décision de céder à l’Arabie Saoudite des îles de la mer Rouge, après qu’un tribunal eut tranché qu’un tel geste serait inconstitutionnel.

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