Khalid Mohammed Khalid Mohammed / The Associated Press

GENÈVE, Suisse — Des armes chimiques pourraient avoir été utilisées en Irak et en Syrie, ont affirmé vendredi l’ONU et la Russie.

L’agence onusienne des droits de la personne indique ainsi que les militants de Daech (le groupe armé État islamique) semblent avoir eu recours à des armes chimiques pour repousser les forces irakiennes qui tentent de leur arracher la ville de Mossoul.

Une porte-parole de l’agence affirme qu’au moins quatre personnes sont mortes après avoir respiré de la fumée quand les djihadistes ont bombardé et incendié l’usine de fabrication de soufre al-Mishrag, à Mossoul, le 23 octobre.

Ravina Shamdasani a indiqué aux journalistes, à Genève, que Daech semble avoir entreposé de vastes quantités d’ammoniaque et de soufre dans des secteurs où on retrouve des civils. Elle a rappelé que la loi internationale exige que les civils soient protégés de telles substances.

L’ONU dit que quelque 50 000 personnes ont fui Mossoul depuis le début de l’offensive irakienne le 17 octobre.

De son côté, l’armée russe prétend que des militants syriens ont eu recours à des armes chimiques à Alep, dans le nord du pays, où l’armée essaie de reprendre des territoires récemment perdus aux insurgés.

Des experts du ministère russe de la Défense auraient retrouvé des obus non explosés et des fragments de munitions contenant du chlore et du phosphore blanc dans le sud-ouest d’Alep.

Moscou a demandé à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques d’envoyer des experts et a dit avoir l’intention de remettre des échantillons de munitions à l’agence. Un groupe syrien d’opposition, la Coalition nationale syrienne, nie avoir utilisé des armes chimiques.

La Russie et la Syrie semblent se préparer à lancer une vaste offensive contre les secteurs assiégés de l’est d’Alep, qui sont contrôlés par les rebelles.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus