MOSSOUL, Irak — L’armée irakienne a annoncé dimanche avoir libéré la ville de Nimroud, au sud de Mossoul, des militants de Daech (le groupe État islamique).

À quelque 30 kilomètres de Nimroud se trouve un site archéologique dont les ruines assyriennes— datant du 13e siècle avant Jésus-Christ— ont été saccagées par les extrémistes de Daech.

On ne savait toutefois pas, dimanche, si les forces irakiennes avaient gagné le contrôle en cette zone historique.

Les forces spéciales irakiennes continuaient quant à elles d’affronter Daech dans la ville même de Mossoul, freinées par plusieurs vagues d’attentats-suicides et d’attaques à la voiture piégée.

Les troupes irakiennes et leurs alliés interviennent sur plusieurs fronts pour tenter de reprendre la deuxième ville en importance d’Irak des mains de Daech, dans le cadre d’une vaste offensive lancée le mois dernier. Il s’agit de leur dernier bastion dans une grande ville.

Le commandant des troupes militaires irakiennes dépêchées dans la région de Mossoul a confirmé dimanche que Nimroud avait été «complètement» reprise après des affrontements intenses avec les djihadistes. Un drapeau irakien a été hissé sur les principaux bâtiments de la ville, a dit le lieutenant général Abdul-Amir Raheed Yar Allah par voie de communiqué.

La découverte de trésors dans les tombeaux royaux de Nimroud, à la fin des années 80, a été l’une des plus importantes avancées archéologiques du 20e siècle. Les militants de Daech ont toutefois détruit ce dernier un an après en avoir pris le contrôle, en 2014, au moyen de lourds véhicules militaires.

Dans la ville même de Mossoul, les forces spéciales irakiennes ont affirmé avoir libéré les quartiers de Qadisiya et de Zahra et estiment pouvoir effectuer davantage de percées dans les jours à venir.

Cette dernière semaine, leurs avancées ont été ralenties alors qu’ils craignent que des civils et des membres de leurs troupes soient tués par des kamikazes ou des voitures piégées laissées par Daech.

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