BANGKOK — Des affrontements ont fait au moins 34 morts en fin de semaine dans l’État de Rakhine, dans l’ouest du Myanmar.

Les autorités birmanes affirment que les victimes ont été tuées après avoir attaqué des soldats, mais les membres de la minorité musulmane rohingya prétendent qu’il s’agissait de civils inoffensifs.

Le gouvernement a lancé une opération de sécurité dans la région quand neuf policiers ont été tués près de la frontière avec le Bangladesh le mois dernier, probablement par des insurgés musulmans. Les tensions demeurent vives dans le Rakhine depuis 2012, quand des affrontements entre musulmans et bouddhistes avaient éclaté.

Un communiqué publié lundi par le gouvernement affirme que 28 «manifestants violents» ont été tués dimanche. Un communiqué précédent faisait état de six manifestants tués samedi, en plus de deux soldats.

Le gouvernement affirme que les assaillants étaient armés de gourdins, de machettes, d’épées, de couteaux, de lances et d’armes à feu. Deux hélicoptères de l’armée seraient intervenus pour défendre des soldats attaqués par quelque 500 hommes.

Le groupe new-yorkais de défense des droits de la personne Human Rights Watch a demandé samedi au gouvernement birman d’enquêter, après avoir publié des photos qui montrent que 430 maisons ont été incendiées dans trois villages rohingyas. Les autorités disent que les hommes armés sont responsables de ces incendies, et non les soldats.

Des groupes de défense des droits de la personne accusent l’armée birmane de multiplier les crimes contre la communauté rohingya, notamment des meurtres, des viols et des incendies criminels.

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