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ATLANTA — Le nombre de crimes haineux contre des musulmans aux États-Unis a atteint, en 2015, son plus haut niveau depuis les lendemains des attentats du 11 septembre 2001, selon des données rendues publiques lundi par la police fédérale américaine (FBI).

Des groupes de défense des droits civils ont fait part de leurs inquiétudes bien avant que les attentats terroristes de Paris et que la fusillade de San Bernardino, en Californie, ne surviennent à la fin de l’année 2015.

La publication de nouvelles statistiques du FBI survient au moment où l’élection récente de Donald Trump attise les tensions. De nombreux cas de violences racistes et antireligieuses ont été rapportés depuis mardi dernier, comme celui d’étudiants d’un campus ayant scandé «white power» («le pouvoir aux Blancs»).

Des hommes noirs s’en sont quant à eux pris à un Blanc, alors que des personnes qui assistaient à la scène l’accusaient d’avoir voté pour Donald Trump.

En 2015, 257 crimes haineux contre des musulmans ont été enregistrés par le FBI, ce qui représente une hausse de 67 pour cent par rapport à l’année précédente, au cours de laquelle 154 cas avaient été répertoriés.

Il s’agit du deuxième taux record de prévalence. En 2001, un total de 481 incidents visant des musulmans avaient été rapportés après l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center.

Dans leur ensemble, les crimes haineux — tant ceux visant les musulmans qu’un autre groupe de personnes — sont passés de 5479 à 5850 cas rapportés de 2014 à 2015.

Les juifs constituent le groupe religieux le plus souvent pris pour cible, alors qu’ils sont visés dans 53 pour cent des agressions rapportées. Les crimes contre les juifs ont augmenté d’environ 9 pour cent durant cette période.

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