Kirsty Wigglesworth Julian Assange.

LONDRES — Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a finalement été interrogé lundi relativement à un présumé crime sexuel qu’il aurait commis en 2010 en Suède.

Les deux procureurs qui ont mené l’interrogatoire — l’un équatorien et l’autre, suédois — ont refusé de commenter le processus, qui s’est déroulé derrière des portes closes à l’ambassade de l’Équateur à Londres, où Julian Assange s’est réfugié il y a quatre ans pour éviter d’être extradé aux États-Unis.

L’interrogatoire, qui avait été reporté à maintes reprises, pourrait s’échelonner sur plusieurs jours.

La version des faits rapportée par le fondateur de WikiLeaks ainsi que des échantillons de son ADN seront déterminants dans la décision des procureurs suédois de porter ou non des accusations formelles contre lui.

Une enquête a été ouverte par la police suédoise après que deux femmes que M. Assange a rencontrées en 2010 l’ont accusé de les avoir agressées sexuellement. Certains des faits reprochés ont toutefois été écartés depuis en raison de la période de prescription écoulée, mais un viol allégué fait toujours l’objet d’une enquête.

Aucune accusation n’a été déposée pour l’instant, mais Julian Assange est visé par un mandat d’arrestation. Ce dernier nie les allégations dont il fait l’objet et craint d’être extradé aux États-Unis, où il pourrait être poursuivi pour avoir divulgué des centaines des milliers de documents confidentiels par le biais de WikiLeaks.

Les procureurs ont indiqué qu’aucune décision sur le dossier de Julian Assange ne serait prise au terme de l’interrogatoire de lundi.

L’avocat de M. Assange, Per Samuelsson, s’est plaint d’avoir été exclu de l’interrogatoire, une situation également dénoncée par WikiLeaks dans un communiqué. L’organisation soutient également que son fondateur collabore «pleinement» à l’enquête.

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