The Associated Press Des citoyens de Mossoul font la file pour acheter des cigarettes.

MOSSOUL, Irak — Des centaines de civils irakiens affamés sont descendus mardi dans les rues de la partie orientale de la ville de Mossoul libérée par l’armée pour réclamer des vivres aux soldats.

Quelque 700 résidants se sont rassemblés dans trois secteurs des quartiers de Zahra et de Qadisiya. Les soldats ont partagé avec eux les rations dont ils disposaient, mais un responsable a admis que cela est insuffisant.

L’offensive lancée le mois dernier par l’armée irakienne pour reprendre la deuxième plus grande ville du pays à Daech (le groupe armé État islamique) a permis aux forces spéciales de s’enraciner dans l’est de Mossoul.

Les progrès ont ralenti depuis une semaine, notamment pour minimiser le bilan parmi les civils. Les djihadistes continuent de leur côté à multiplier les attaques. Sept personnes ont ainsi été blessées par des tirs de mortiers mardi, dont un enfant de sept ans.

La veille, les djihadistes avaient lancé plus d’une vingtaine d’hommes vêtus de vestes explosives contre les forces irakiennes, provoquant des combats qui ont coûté la vie à 20 militants et grièvement blessé un membre des forces spéciales.

Un porte-parole du ministère irakien de l’Intérieur a annoncé que Daech a maintenant été évincé du tiers de la partie orientale de la ville.

L’ONU prévient de son côté que la fumée qui se dégage d’une usine chimique et des puits de pétrole incendiés par les djihadistes a contraint quelque 1500 personnes à demander des soins pour des problèmes respiratoires. Quatorze villes et villages seraient touchés par une fumée toxique depuis au moins 25 jours.

L’ONU dit que l’impact à moyen et à long terme sur la santé des résidants, sur l’environnement et sur l’agriculture pourrait être grave.

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