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BRUXELLES — Les prises augmenteraient de 57 % si la pêche était gérée de manière durable dans les eaux européennes surexploitées, de l’Arctique jusqu’à la mer Noire, selon des environnementalistes.

Le groupe Oceana ajoute que les scientifiques sont d’avis que les prises d’églefin, de morue, de hareng et de sardines exploseraient d’au moins 300 % dans l’Atlantique.

La porte-parole Maria Cornax a dit mardi qu’il n’y a «pas d’excuses» de ne pas mettre en place des pêcheries durables.

La Commission européenne propose de maintenir ou d’augmenter les quotas de pêche de 42 espèces jugées en bonne santé, et de réduire les prises de 28 autres. Elle dit tirer ses suggestions de différents organismes, comme le Conseil international pour l’exploration de la mer.

Oceana affirme que sa recherche est la plus complète jamais réalisée à ce jour puisqu’elle s’est intéressée aux populations de 397 poissons, contre 150 pour la Commission européenne.

L’Union européenne doit se rencontrer le mois prochain pour décider des quotas de pêche dans la mer du Nord. Oceana affirme que 85 pour cent des populations sont maintenant «en mauvais état».

L’étude a été réalisée par le centre océanique allemand GEOMAR Helmholtz.

L’Union européenne a accepté le mois dernier de resserrer les quotas de pêche à la morue dans l’ouest de la mer Baltique, tout en faisant fi des scientifiques qui réclamaient une réduction des prises de 90 pour cent et des environnementalistes qui demandaient une interruption de la pêche.

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