Ahmed Omar Ahmed Omar / The Associated Press

LE CAIRE — Un tribunal égyptien a invalidé, mardi, la peine de mort imposée à l’ancien président islamiste Mohammed Morsi pour sa participation à une vaste évasion de prison durant le soulèvement de 2011 en Égypte.

La décision de la Cour de cassation signifie que M. Morsi aura droit à un nouveau procès pour cette affaire, de même que cinq autres responsables des Frères musulmans, dont la condamnation à la peine capitale dans le même dossier a aussi été invalidée.

La cour a également renversé les peines de prison à vie imposées à 21 autres membres des Frères musulmans dans ce dossier.

Mohammed Morsi, le premier président élu démocratiquement en Égypte, fait l’objet de quatre procès longs et complexes, notamment pour des évasions de prison durant le soulèvement contre son prédécesseur, le dictateur Hosni Moubarak.

Le mois dernier, un tribunal avait maintenu sa condamnation à 20 ans de prison pour des accusations liées à la mort de manifestants en décembre 2012. Il s’agissait du premier verdict final pour M. Morsi, qui a été délogé du pouvoir par l’armée en juillet 2013, un an après son élection.

L’ancien président a aussi porté en appel les peines à perpétuité auxquelles il a été condamné dans les deux autres procès — l’un pour des accusations d’espionnage liées au Qatar et l’autre pour avoir comploté avec le Hamas palestinien qui dirige la bande de Gaza. Ces deux processus d’appel sont toujours en cours.

Le fils de M. Morsi, Osama, qui est aussi l’un de ses avocats, a salué l’annulation de la peine de mort. «Je suis optimiste, mais je n’espère pas grand-chose d’un système de justice politisé», a-t-il dit.

Il a indiqué que son père était détenu en isolement depuis 2013 et qu’il ne pouvait recevoir aucune visite de ses proches ou de ses avocats.

«Il vit dans l’isolement le plus complet», a dit Osama Morsi.

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