The Associated Press Alexis Tsipras et Barack Obama.

ATHÈNES, Grèce — Dans la foulée de l’élection de Donald Trump, Barack Obama a soutenu mardi que les politiciens du monde entier devaient porter attention aux craintes des populations quant à la mondialisation, alors qu’il effectue son dernier voyage en tant que président des États-Unis.

Plusieurs craignent les perturbations économiques et les inégalités que peut entraîner la mondialisation, a-t-il avancé alors qu’il amorçait son séjour en Grèce. Barack Obama a du même souffle pressé les leaders mondiaux de s’attaquer à ces enjeux pour éviter que la peur des citoyens ne les pousse à se tourner «vers des approches contre-productives qui peuvent (les) monter les uns contre les autres».

Tant l’élection de Donald Trump que le vote au Royaume-Uni pour la sortie de l’Union européenne démontrent la nécessité de faire face aux craintes des citoyens partout dans le monde, a fait valoir M. Obama dans un point de presse avec le premier ministre grec, Alexis Tsipras. Il a notamment évoqué le fait que plusieurs s’inquiètent que leurs enfants n’aient pas droit à un avenir aussi radieux que celui auquel ils ont eux-mêmes eu droit.

Barack Obama a laissé entendre qu’il doutait que «les nouveaux remèdes proposés» aux Américains permettent d’apaiser les frustrations et la colère qui ont été selon lui manifestes durant la dernière élection.

M. Tsipras s’est de son côté montré plus prudent, refusant de s’empresser de commenter l’élection américaine comme plusieurs autres politiciens européens l’ont fait. Il a plutôt avancé que le «comportement agressif» de Donald Trump pourrait se manifester différemment une fois qu’il entrera formellement en poste en janvier.

Le premier ministre a fait valoir que «dans un avenir proche», peu de choses allaient changer dans les relations entre l’Union européenne, la Grèce et les États-Unis.

La visite d’Obama a suscité plusieurs grandes manifestations au centre d’Athènes. La police antiémeute a dispersé quelque 3000 manifestants de gauche qui tentaient d’entrer dans une zone interdite aux protestataires, ayant recours à des gaz lacrymogènes et à des grenades assourdissantes.

Aucun blessé ni arrestation n’ont été rapportés.

La dernière visite d’un président américain en Grèce remontait à 1999, alors que Bill Clinton était au pouvoir.

Barack Obama doit prononcer mercredi un important discours sur la démocratie et la mondialisation, à l’Acropole d’Athènes. Il s’envolera ensuite en direction de l’Allemagne, pour ensuite poursuivre son voyage au Pérou où se tiendra un sommet sur l’économie.

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