The Associated Press

BEYROUTH — Au moins 32 civils ont été tués à Alep, dans le nord de la Syrie, au cours des dernières heures.

La Russie et la Syrie avaient repris mardi leurs frappes aériennes dans la ville, après une interruption de près d’un mois.

L’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, rapporte que 32 personnes ont perdu la vie quand les quartiers orientaux de la ville ont été bombardés, dont 11 dans le quartier de Sukkari pendant la seule journée de mercredi.

Des militants sur place font état d’au moins 50 tirs d’artillerie et frappes aériennes seulement mercredi matin. Les frappes semblaient viser l’infrastructure médicale d’Alep, où on ne compte plus que cinq hôpitaux dans les quartiers assiégés. La banque centrale de sang d’Alep aurait été bombardée, tout comme un hôpital pédiatrique.

L’ONU estime que quelque 275 000 personnes sont prises au piège par le blocus imposé par le gouvernement depuis le mois d’août. L’ONU a prévenu la semaine dernière que les résidants coincés dans ces quartiers pourraient commencer à manquer de vivres dès cette semaine.

Le président syrien Bachar el-Assad a déclaré à la télévision portugaise mardi que ses forces combattent pour libérer les civils des «terroristes» qui les menacent. L’ONU affirme plutôt que les quelque 8000 rebelles retranchés à Alep sont des Syriens qui veulent renverser le régime Assad.

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