BANGKOK — Plus d’une centaine de membres de la minorité musulmane rohingya auraient récemment perdu la vie lorsque les forces de sécurité birmanes ont lancé une mission contre-insurrectionnelle dans l’État de Rakhine, dans l’ouest du Myanmar.

Des militants rohingyas prétendent qu’au moins 150 personnes ont été tuées dans le district de Maungdaw depuis samedi.

Toute vérification indépendante des allégations du gouvernement et des militants est difficile, puisque le régime restreint grandement l’accès à la région.

Le militant Ko Ko Linn affirme que le gouvernement interdit aux médias et aux organisations caritatives de se rendre dans le secteur pour camoufler les exactions commises par l’armée.

Le gouvernement a admis mardi que des affrontements ont coûté la vie à 17 membres des forces de sécurité et 69 «assaillants violents».

Le gouvernement reproche à ces assaillants d’avoir incendié des maisons rohingyas, mais les membres de la minorité attribuent plutôt les incendies aux soldats.

Le groupe new-yorkais de défense des droits de la personne Human Rights Watch a demandé samedi au gouvernement birman d’enquêter, après avoir publié des photos qui montrent que 430 maisons ont été incendiées dans trois villages rohingyas. Un porte-parole du gouvernement a accusé mercredi HRW d’exagérer.

Les tensions demeurent vives dans le Rakhine depuis 2012, quand des affrontements entre musulmans et bouddhistes avaient éclaté.

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