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BERLIN — Le président sortant des États-Unis, Barack Obama, espère que son successeur tiendra tête à la Russie lorsque le Kremlin se détournera des valeurs américaines et des normes internationales.

M. Obama a prodigué ces conseils à Donald Trump à l’occasion d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande, jeudi, à Berlin.

Bien qu’il ne s’attende pas à ce que le milliardaire emprunte la même approche que son gouvernement, le président Obama dit néanmoins avoir espoir qu’il défendra la démocratie, de même que la primauté du droit.

Le 44e président américain a lancé que M. Trump devrait éviter d’appliquer une approche de «realpolitik» et de conclure des marchés avec la Russie sans considération pour leurs répercussions sur les citoyens, les plus petits pays ou encore le respect des normes internationales.

Si Barack Obama était entré à la Maison-Blanche en voulant faire table rase des relations avec le Kremlin, celles-ci se sont dégradées dans la foulée des conflits en Ukraine et en Syrie. Les rapports entre les deux pays n’ont jamais été aussi précaires depuis la guerre froide.

La chancelière Angela Merkel a pour sa part déclaré qu’elle accueillait l’arrivée de Donald Trump aux portes du pouvoir avec l’«esprit ouvert». Lors de son entretien téléphonique avec l’ancienne vedette de téléréalité, après le scrutin du 8 novembre, Mme Merkel avait insisté sur le fait que toute coopération serait fondée sur leurs valeurs partagées — soit «la démocratie, la liberté, le respect de la loi et de la dignité des êtres humains, sans égard à leur origine, leur couleur de peau, leur religion, leur genre, leur orientation sexuelle ou leurs opinions politiques».

Dans un article d’opinion paru dans un magazine allemand, jeudi, M. Obama et Mme Merkel ont souligné que les liens solides entre les États-Unis et l’Union européenne avaient notamment permis de parvenir à un accord sur le climat, de fournir du soutien aux réfugiés à travers le monde, de même qu’à renforcer l’offensive contre Daech (le groupe armé État islamique).

Barack Obama semble miser sur la dirigeante allemande pour contrer cette tendance protectionniste de son successeur.

Donald Trump considère que les changements climatiques ne sont qu’un canular, qu’il faut restreindre l’accueil de réfugiés en sol américain et que les États-Unis en font trop pour l’alliance militaire de l’OTAN.

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