BEYROUTH — Les bombardements des secteurs rebelles de l’est de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, se sont poursuivis vendredi, touchant notamment un secteur où se trouvent plusieurs hôpitaux et contraignant le patron d’un hôpital pédiatrique à déplacer ses petits patients en toute hâte.

Sept membres d’une même famille, dont quatre enfants, avaient été tués en tout début de journée lors de frappes aériennes ailleurs dans la province d’Alep.

Le gouvernement syrien a repris il y a quatre jours son assaut des quartiers insurgés d’Alep, où sont coincées quelque 275 000 personnes. L’armée russe a quant à elle lancé une offensive dans la province rebelle d’Idlib et dans la province centrale de Homs.

Une centaine de personnes ont été tuées dans le nord de la Syrie depuis mardi.

Le chef du seul hôpital pédiatrique de la portion rebelle d’Alep, le docteur Hatem, a dit que son établissement a été endommagé par les frappes vendredi, après avoir aussi été touché mercredi. Il a rapidement mis fin à ses échanges avec l’Associated Press en expliquant qu’il devait aller «transférer les enfants».

Un autre hôpital situé dans un autre quartier de la ville a aussi été bombardé jeudi soir, selon le médecin, sans toutefois faire de blessés.

Des secouristes font également état d’une possible attaque chimique à la limite occidentale des quartiers rebelles. Au moins 12 personnes, dont des enfants, ont été soignées pour des problèmes respiratoires.

L’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, rapporte que 18 quartiers de l’est d’Alep ont été touchés par des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des barils explosifs. L’Observatoire ajoute que les bombardements ont ciblé un hôpital pédiatrique et un établissement voisin où on retrouve une des rares unités de soins intensifs de la ville.

Plusieurs hôpitaux et cliniques de la ville ont déménagé leurs opérations sous terre pour échapper à la violence. Le docteur Hatem a plus tard confié avoir déplacé 18 incubateurs qui avaient été mis à l’abri sous terre vers un autre endroit situé à dix minutes en voiture de l’hôpital, pendant que les frappes aériennes se poursuivaient. Des infirmières ont été filmées transportant des bébés enveloppés dans des couvertures.

L’Organisation mondiale de la Santé dit que 126 établissements de santé ont été attaqués en Syrie depuis le début de l’année.

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