LE CAIRE — La coalition militaire menée par l’Arabie Saoudite a décrété un cessez-le-feu de 48 heures au Yémen, samedi, à condition que les rebelles chiites s’y conforment et permettent à l’aide humanitaire d’être acheminée dans les villes assiégées, en particulier à Taïz.

Quoi qu’il en soit, quelques minutes après l’entrée en vigueur de cette trêve, des militants de la ville de Taïz ont indiqué que les bombardements rebelles se poursuivaient.

Un porte-parole affilié aux troupes rebelles, le colonel Sharaf Loqman, a pour sa part affirmé que les combats n’avaient pas cessé sur aucune ligne de front. Il a ajouté que les rebelles soutiennent un cessez-le-feu, mais que la réalité de l’heure fait en sorte que «toutes les parties sont engagées dans des combats».

L’agence de presse saoudienne SPA avait relayé un communiqué annonçant qu’une trêve entrerait en vigueur à midi, heure du Yémen, avec possibilité d’être prolongée.

Ce cessez-le-feu survient alors que les forces loyales au président Abd-Rabbou Mansour Hadi —dont le gouvernement est reconnu par la communauté internationale —ont fait des avancées dans la ville de Taïz, qui est assiégée par les forces rebelles houthies depuis un an.

La coalition menée par l’Arabie Saoudite souhaite que des représentants des rebelles houthis rencontrent un comité chargé de faire diminuer graduellement les violences. Elle veut ainsi que des accords militaires et sécuritaires soient conclus pour mettre fin aux sièges rebelles dans plusieurs villes du nord du Yémen, notamment dans la capitale, Sanaa.

Si la coalition dit vouloir paver la voie vers la paix, elle n’a pas indiqué qu’elle serait prête à accepter le plan de résolution mis de l’avant par les Nations Unies.

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